Une enquête de l’IGS à propos de la fraude à la taxe carbone

carbone cheminéeLe parquet de Paris a ouvert une enquête pour « corruption », « trafic d’influence », « violation du secret de l’enquête et de l’instruction » et recel de ce délit après des accusations portant sur des liens supposés entre des policiers et des acteurs présumés de la fraude gigantesque à la taxe carbone

L’enquête a été déclenchée à la suite d’une plainte du 28 avril et de la publication d’articles du site d’informations Mediapart accusant des policiers d’entretenir « d’étonnants liens de proximité avec des figures de la mafia du CO2 ». La plainte évoquait notamment une possible « entente établie » entre auteurs présumés de la fraude à la taxe carbone et « des fonctionnaires exerçant dans les plus hautes sphères de la sécurité intérieure ».

Elle avait été déposée au lendemain de la publication de l’article intitulé « Mafia du CO2 : soupçons sur la police » par l’avocat Arié Alimi, qui défend le frère de Samy Souied, tué en 2010 Porte Maillot à Paris et considéré comme l’instigateur présumé d’une affaire liée à « l’escroquerie du siècle » sur le marché des quotas d’émissions de CO2 en 2008-2009. Le procès de ce dossier de fraude portant sur 283 millions d’euros de TVA éludés s’est tenu en mai à Paris.

« Tractations secrètes »

Le 27 avril, Mediapart faisait notamment état de « révélations d’informations confidentielles à des suspects », de « rencontres physiques » hors procédure, et d’éléments d’enquête connus « en temps réel par des réseaux délinquants ». Selon le site , « les interrogations sur des failles policières tournent, pour beaucoup, autour des affaires d’Arnaud Mimran ». Ce sulfureux homme d’affaires, proche du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, a été condamné le 7 juillet à huit ans d’emprisonnement et 1 million d’euros d’amende, dans le dossier de l’escroquerie à 283 millions d’euros.

  Waterloo, les poches pleines...

Mardi, Mediapart a dévoilé des extraits d’enregistrements de discussions téléphoniques censées accréditer l’hypothèse de « tractations secrètes entre des membres de la mafia du CO2 et des réseaux policiers », au profit de Cyril Astruc, un acteur présumé de la fraude à la taxe carbone. M. Astruc a par ailleurs été relaxé le 5 juillet dans le procès de l’ancien numéro deux de la PJ de Lyon, Michel Neyret.

Source: Le Monde

Avez vous lu ces articles?

TDK

Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne pas en perdre une miette!

les billets ne changent jamais de main pour rienPour ne  pas perdre une miette de la turpitude, je m’inscris pour recevoir, au plus une fois par jour, les dernières infos de la corruption….