Un gardien de prison inculpé de corruption passive

prison_evreuxPris en flagrant délit en train d’introduire dans la prison des matériels interdits à destination des détenus

48 heures de garde à vue et mise en examen

Mercredi, après quarante-huit heures de garde à vue dans les locaux du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen, un surveillant de prison affecté à la maison d’arrêt d’Evreux depuis une dizaine d’années a été mis en examen et incarcéré en région parisienne. La justice le soupçonne d’être impliqué dans un trafic avec des détenus. « Vraisemblablement contre rémunération, il leur faisait passer des cigarettes, des téléphones portables, de l’alcool… », confie une source judiciaire, qui précise que « le petit manège durait depuis plusieurs mois ».

Yves Dupas, procureur de la République adjoint à Evreux, confirme nos informations : « Cet agent de l’administration pénitentiaire a été mis en examen pour « tentative de remise illicite d’objets à détenus», « remise illicite d’objets à détenus » et « corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique ». Il a en effet été placé en détention provisoire sur décision du juge des Libertés et de la Détention. L’information judiciaire permettra d’établir ce qu’il en est exactement. »

Le surveillant de prison, âgé de 35 ans, a été arrêté en flagrant délit lundi. « Soupçonneuse depuis quelque temps, la direction de la maison d’arrêt a décidé de procéder à une fouille du personnel. Lorsque le gardien en question a alors été palpé, il a été retrouvé un sac avec différents produits destinés à des détenus… », poursuit la même source. Appréhendé dans un premier temps par les policiers de la direction départementale de la Sécurité publique (DDSP) de l’Eure, il a ensuite été remis à la Police judiciaire pour s’expliquer sur ses agissements présumés.

  Corruption banale, le corps est malade

Son avocat affirme qu’il était sous la contrainte

Devant les enquêteurs, puis devant le juge, l’agent pénitentiaire aurait reconnu partiellement les faits. «Il a fait entrer divers produits dans l’enceinte de la prison pour des détenus, c’est un fait, indique Me Laurent Taffou, son avocat. Mais en aucun cas il ne l’a fait contre de l’argent. Il a agi de la sorte pour répondre à des menaces, directes et répétées, proférées à son encontre par des détenus ou par des proches de détenus à l’extérieur de la maison d’arrêt. Je le répète : il n’y a jamais eu de contrepartie financière ! Il était dans une très grande solitude face à ces menaces. D’ailleurs, personne n’est naïf à ce sujet, il n’est pas le seul à être contraint de faire ça. »

À ce stade des investigations, le juge d’instruction estime toutefois qu’il existe des indices graves et concordants concernant une éventuelle corruption de ce fonctionnaire. Élément à charge : le surveillant de prison ne s’est jamais ouvert de ces menaces à sa direction. « Il a pensé à le faire, mais il avait peur de ne pas être cru et de ne pas être soutenu par sa hiérarchie, répond son avocat. Ces derniers mois, il vivait une période difficile, une période dépressive. Aujourd’hui, c’est un homme anéanti. »

Source: Paris-Normandie

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TDK

Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info

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