Gaston Flosse échapperait à un nouveau procès pour corruption…

La justice curieusement clémente avec le « Parrain » de la Polynésie française

Gaston Flosse a échappé jeudi 16 avril à un nouveau procès. La cour d’appel de Papeete a rejeté les citations directes du parquet général, qui souhaitait que l’affaire de corruption présumée liée à l’homme d’affaires Hubert Haddad soit jugée sur le fond, malgré la nullité de l’ordonnance de renvoi prononcée dix mois plus tôt.

1.6 M€ en espèces remis dans des enveloppes à la secrétaire de Flosse

Gaston Flosse est soupçonné d’avoir touché 1,6 million d’euros en liquide de la part d’Hubert Haddad*, entre 1993 et 2006, pour favoriser ses entreprises.

En janvier 2013, il avait été condamné à cinq ans de prison ferme, 83 800 euros d’amende et cinq ans de privation de ses droits civiques, pour trafic d’influence passif et corruption active. Il avait également été condamné, solidairement avec quatre autres prévenus, à payer à l’Office des postes et télécommunications 4,1 millions d’euros au titre du préjudice matériel, et 25 000 euros au titre du préjudice moral.

Un jugement opportunément annulé

Mais la cour d’appel de Papeete avait prononcé en juin 2014 la nullité de l’ordonnance de renvoi, et annulé le jugement de première instance. Les avocats de Gaston Flosse et de deux autres prévenus avaient demandé l’annulation de l’ordonnance de renvoi au motif que les accusations contre leurs clients étaient trop imprécises.

Les avocats de Gaston Flosse et d’Hubert Haddad, Mes François Quinquis et Francis Szpiner, ont pointé une succession d’erreurs juridiques de l’instruction et du parquet général.

En l’absence de procès en appel, et après l’annulation du jugement de premier instance, l’affaire repart à zéro, et pourrait même être touchée par la prescription. Gaston Flosse, 83 ans, avait été condamné dans plusieurs autres affaires, et purge actuellement une peine de trois ans d’inéligibilité. Il a cependant annoncé son intention de revenir en politique en 2017, et conserve la tête du parti politique qu’il a fondé, le Tahoeraa Huiraatira.

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Source: www.lemonde.fr

* Hubert Haddad est l’ancien patron de l’OFRES, une officine « pompe à finances » du PS qui taillait en coupe sombre les parutions des collectivités locale tenues par le PS en assurant officiellement leur régie publicitaire. Au début des années 70, alors âgé de 25 ans, le premier « coup » d’Haddad fut d’obtenir de François Mitterrand la collecte des publicités de son journal électoral, « Le Courrier de la Nièvre ». Puis, avec sa société Ofres (Office français de relations extérieures sociales), il truste la régie de bon nombre des bulletins municipaux des élus socialistes, alimentant aussi en encarts publicitaires « L’Unité », l’organe officiel du PS. En 1986, l’Ofres dépose son bilan, et la justice découvre des monceaux de fausses factures dans ses comptes. Hubert Haddad est mis en examen, finalement sauvé in extremis par les lois d’amnistie de 1988 et 1990. Depuis, à partir de la Polynésie, cet homme chaleureux, à l’œcuménique carnet d’adresses, s’est reconverti dans la publicité et les annuaires téléphoniques, rayonnant jusqu’en Afrique, et organisateur, chaque année, de la très glamour élection de Miss Tahiti.

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TDK

Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info

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