Emilie Guérel, la candidate en « congés maladie »

Emilie Guérel arnaque à la sécuIl se passe tous les jours quelque chose chez LREM! Aujourd’hui, nous avons Emilie Guérel, prof en arrêt de maladie et candidate en pleine forme…

Règlement de comptes entre macronistes

C’est le chef de file de l’UDI dans le Var, Jean-Pierre Colin, conseiller régional et conseiller municipal d’opposition à La Seyne-sur-Mer, qui est à l’origine de l’information concernant Emilie Guérel.

Ce centriste « Macron-compatible », comme il se définit lui-même, est candidat aux législatives dans la septième circonscription du Var sous une bannière « UDI-Majorité présidentielle » (il paraît pourtant que l’UDI est alliée aux LR, mais bon, faut pas trop chercher à comprendre…) et il fait face, entre autres, au député sortant LR, Jean-Sébastien Vialatte  et à une candidate officielle de La République en marche, Emilie Guérel.

Pour éliminer cette concurrente qui vient marcher sur ses plates-bandes, l’assureur de profession a trouvé un moyen aussi efficace que révélateur de l’état de délabrement de la moralité générale… Il a déposé une plainte devant le TGI de Toulon pour « escroquerie à l’assurance maladie ».

Professeur en arrêt de maladie et candidate en pleine forme

Il faut dire que Emilie Guérel a fait très fort dans cette arnaque à la sécu que tant dénoncent: Cette trentenaire, nouvelle venue en politique, est théoriquement professeur d’anglais au collège Les Eucalyptus, à Ollioules. Théoriquement, car, selon Var-Matin, personne ne l’y a croisé depuis la mi-décembre. Or, depuis cette date jusqu’à aujourd’hui, selon plusieurs articles de la presse locale et ses propres communiqués sur sa page Facebook repérés par son adversaire, la jeune femme faisait campagne pour le mouvement d’Emmanuel Macron. « Il apparaît que Emilie Guérel s’est livrée à une intense activité à des fins politiques d’octobre 2016 à mai 2017, alors même que, sur cette même période, elle était réputée être malade et placée en arrêt de travail… et qu’elle a été indemnisée de ce chef », pointe la plainte déposée par Me Michel Gravé et Me Lionel Moroni, pour le compte de Jean-Pierre Colin.

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La prof s’emmêle les pinceaux

Jointe par l’hebdomadaire « Le Point » alors qu’elle n’était pas au courant de cette action en justice, Emilie Guérel commence par nier la réalité de l’arrêt maladie – du moins, au départ… « Mes adversaires jouent sur les mots, et confondent mise en disponibilité et arrêt maladie, explique-t-elle. Selon une circulaire de 2005 pour les agents publics, nous avons droit à vingt jours pour faire campagne. Si j’avais été en arrêt maladie pour faire de la politique, j’aurais le rectorat à mes trousses… »

Ça, c’est la ligne de défense de départ. Mais devant l’insistance des journalistes, elle finit par reconnaître qu’elle a effectivement été en arrêt maladie, « pour des raisons de santé », tout en refusant de préciser la période, arguant que. « Les dates relèvent de la vie privée et du secret médical. »

Jean-Pierre Colin, qui a apparemment bien mené son enquête, estime pour sa part que les éléments sont suffisants pour que la justice fasse son oeuvre.

L’affaire désormais est entre les mains du tribunal de grande instance de Toulon.

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TDK

Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info

3 pensées sur “Emilie Guérel, la candidate en « congés maladie »

  • 31 mai 2017 à 15 h 17 min
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    Que dire de plus il sont tous pourris, les français n’ont toujours pas compris. Pour moi la seul facon de ce faire entendre ces l’abstention, quand il y aura plus d abstentionnistes que de votants les politicards reflechirons peut estre
    De toute facon il y a au gouvernement trop de gens payé chère a rien foutre ?

    Salut et fraternité Camarades

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  • 2 juin 2017 à 8 h 59 min
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    Bruno Bonnell, entrepreneur lyonnais (informatique, robotique), candidat macroniste à la députation à Villeurbanne, a été condamné pour non-paiement de pension alimentaire en 2011. Plus grave, on apprend que pendant au moins deux ans, il n’a pas payé d’impôt sur le revenu alors qu’il vivait dans un château lui appartenant, avec des domestiques. Cela grâce à des montages financiers incluant un endettement artificieux ou encore l’installation d’une de ses sociétés dans un paradis fiscal (le Delaware).

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000023641608

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  • 18 juin 2017 à 6 h 34 min
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    c’est sûr, vous avez dû tomber sur des profs de français en arrêt maladie, ou vous abstenir d’aller à l’école………déjà

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